
Du Moyen Âge à aujourd'hui, vous parcourrez par monts et par vaux le fil du temps. La tradition culturelle contemporaine s'est enrichie des legs et d'emprunts faits aux cultures
qu'elle a rencontrées.Si la tradition française a évolué au rythme de son histoire et des changements de mentalité, vous constaterez que son héritage est toujours vivant dans les traditions
québécoise et canadienne.
La pérennité des coutumes anglaises et la féérie des emprunts faits à la tradition américaine ajoutent à la richesse de la diversité canadienne. Les particularités régionales s'expriment aussi bien à l'Ouest du Canada, au Québec, qu'en France. Chaque personne qui perpétue les traditions de Noël, contribue à ce que Noël soit éternel.
Au Québec, des crèches sont installées dans les foyers en guise de décoration. Après être allée à la messe de minuit, la famille québécoise retourne au bercail pour déguster une tourtière ou des boulettes de viande lors du réveillon, qui durera souvent jusqu’aux petites heures. Pour terminer le repas en beauté, la bûche de Noël est de mise : ce gâteau au chocolat qui a la forme d’une bûche, rappelant la bûche de bouleau brûlée dans le foyer lors du réveillon avant la venue des Français au Canada.
En Amérique, le traditionnel bas de Noël remonte en fait à la fin du XIXe siècle. Les premiers à faire mention du bas de Noël suspendu à la cheminée furent l'illustrateur Thomas Nast, dans ses dessins, et l'écrivain George Webster dans un récit racontant la visite de Santa Claus.
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Au Québec tout comme en Acadie, la coutume voulant que les enfants placent leurs souliers près de la cheminée pour que l'Enfant Jésus d'abord, et le père Noël plus tard, puisse y déposer des cadeaux la nuit de Noël ne semble pas remonter au delà de cette période. Cette coutume nous est probablement venue des pays européens, où elle était pratique courante au XIXe siècle. Chez certaines familles québécoises, les enfants accrochaient leur bas au pied du lit plutôt que de le suspendre près de la cheminée ou d'y déposer leurs souliers. Cette coutume aurait cessé au cours des années 1930, lorsqu'on commença à dresser un arbre de Noël dans la maison et à y placer les cadeaux à son pied.
Pour les habitants des Prairies canadiennes, les mandarines japonaises ont une signification particulière. Présents de l'Orient, depuis 110 ans, leur arrivée pendant la saison la plus froide égaie de nombreux foyers au temps des fêtes. Aujourd'hui, le père Noël accompagné de jeunes Japonaises vêtues de kimonos traditionnels, accueille chaque année, au port de Vancouver, le premier arrivage de mandarines japonaises. Le matin de Noël, de nombreux enfants trouvent ces fruits savoureux dans leur bas de Noël.
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